Je répondrai à cette grande interrogation de la vie, «Les bananes n'ont pas de graine, comment font-elles pour avoir des bébés» un peu plus loin dans le texte, en attendant je vous laisse réfléchir à cette grande question de la vie et trouver votre propre réponse.



Hier je suis allé au marché public de Pétion Ville. Les marchands et les marchandes (principalement des femmes) s'installent le long des routes sur les trottoirs et y étalent des marchandises de toute sorte. On y trouve l'indispensable pour vivre.
Sur des nattes disposées directement sur le sol, ou encore dans des grands paniers, elles présentent à la vue des passants les produits les plus divers.
Les carottes, ognons et tomates, des classiques de la cuisine québécoise, se retrouvent à côté des mangues, quenettes, cerises à jus, aubergines et grenadias (il parait que son jus possède des propriétés aphrodisiaques). Les bananes également occupent une place de choix, principalement les variété à bouillir ou frire qui sont consommées encore vertes comme des légumes. Des marchandes proposent le riz et le sucre en vrac qu'elles disposent devant elle dans des grandes poches en tissus. Ou encore le savon beige pour la lessive empilé devant elles. Je ne pourrais énumérer tous les produits qui s'y trouvent.
Il est difficile de se frayer un chemin à travers tous ces gens qui occupent littéralement les rues du quadrilatère jusqu'à empiéter même dans l'espace réservé aux automobiles. À travers ce paysage de mille couleurs, même la circulation des véhicules s'y fait difficilement. Le soleil tape directement sur la tête, les conditions sont dures. C'est le marché public de Pétion Ville.
En réalité il n'y a pas vraiment de marché, ce sont les rues elles-mêmes et une partie du quartier qui forment le marché. Pour un québécois, habitué à l'environnement aseptisé, presque chirurgical des supermarchés québécois, je suis vraiment impressionné. Tous ces gens qui circulent, négocient, achètent, vendent, etc. C'est un secteur très animé. Malgré ce brouhaha multi-color qui me sort de mon ordinaire, je me sens à mon aise.

J'admirent ces femmes qui passent leur journée au marché pour gagner le nécessaire et faire vivre leur famille. Ces Haïtiennes travaillent durement et essaie de tirer le meilleur partie d'une vie difficile.

J'aime le peuple haïtien, il est fier et travailleur. J'oublie parfois lorsque je suis au Canada toute la chance que j'ai quand je focus sur ce que je n'ai pas au lieu de regarder tout le positif de ma vie.  J'ai tout ce qu'un homme peut désirer, amour, famille, travaille, maison et de cela je suis reconnaissant.
Merci à la vie de me donner en abondance.


Les bananes maintenant :  le bananier donne ses fruits qui sont stériles (sans graines) et se dessèche complètement. Ensuite des rejetons émergent de ses racines qui produiront une nouvelle récolte de bananes 9 mois plus tard. Remarquez les bébés bananiers sur la deuxième photo. C'est vraiment émouvant...LOL. Cliquez sur l'image pour agrandir.